Ascension extrêmement décevante de « radical lliure » en paroi de Catalogne avec Sébastien Corret.
Cette voie correspond en fait à l'ancienne « escanyapobres ». Pour la petite histoire, celle-ci avait été ouverte en 1993 à grand renfort de goujons et avait très vite été déséquipée par une cordée soucieuse de protéger cette paroi de tout équipement aseptisé. Le message était passé et depuis, plus trop de tentatives d'ouvertures sportives…
En 2008, deux espagnols ont « la bonne idée » de « réouvrir » cet itinéraire soit disant dans un style plus « Montrebeien ». Et bien, ils auraient mieux fait de s'abstenir et de laisser cette voie aux oubliettes!!!
La voie ne suit pas vraiment une ligne logique. Toujours très (trop) près du dièdre Audoubert, elle parasite honteusement cette grande classique de la paroi ouverte quand même en 1978... Pour ce qui est de l'équipement, on passe la journée à grimper avec des tiges filetées des anciens goujons devant les yeux et à la place, on clippe des pitons laissés forcément en place de part le caractère parfois compact de certaines longueurs. Le comble, c'est quand sous prétexte d'un équipement TA, vous vous retrouvez pendu à un relais sur un seul spit et un piton pourri (avec bien sur pas de possibilité de mettre autre chose) alors qu'à 20 cm, il y a deux goujons auxquels il manque juste la plaquette. Alors que ce site merveilleux, un des derniers endroits où l'on peut encore pratiquer une escalade vraiment aventureuse, a failli être interdit, il serait souhaitable que certains ouvreurs mettent de côté leur mégalomanie et leur intolérance en ouvrant des voies "sans queue ni tête" juste pour ouvrir, et sans respecter les itinéraires existants. Le rocher n'est pas extensible et quand il n'y a plus de place, et que toutes les lignes logiques ont été exploitées, il faut savoir s'arrêter. De plus, cet exemple n'est pas unique et on assiste depuis quelques années à du grand n'importe quoi : A 1m à droite de « Marquise » (voie ouverte elle aussi en 1978) pend une stat fixée sur des goujons dans une zone qui ressemble à rien…La première longueur de « naufragos de soledad », défigurée par une ligne de spits 2 m à sa gauche… Il y a d'autres exemples et je passe sur le nombre de saloperies que nous avons ramassé au pied des voies…
Romain Wagner
2 novembre 2009
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